Un doublé tricolore

Inconnu de la plupart des pilotes étrangers, le circuit «Paul Armagnac» de Nogaro a souri aux pilotes français à l’occasion de la première épreuve du Championnat d’Europe CIK-FIA 2008 de Superkart. Le duo formé par Benjamin Mahé et Damien Payart a dominé la manifestation et l’a quittée le dimanche soir à égalité de points, Payart l’ayant emporté en Course 1 devant Mahé et Mahé ayant pris sa revanche en Course 2 face à son compatriote. S’il y avait un «bonus» à allouer pour les départager, il l’aurait sans doute été à Benjamin Mahé, auteur d’abord de la pole-position aux essais et ensuite, de son premier succès européen en Course 2, alors que Payart compte déjà deux titres européens et six titres français à son palmarès. Pourtant fourni en favoris, le contingent britannique n’a jamais vraiment été en mesure d’inquiéter les deux leaders français.
En Course 1, Lee Harpham, Malcolm Crowe et le Champion en titre, Gavin Bennett, avaient dû prendre le départ depuis la voie des stands suite au démarrage récalcitrant de leur kart. Seul Harpham, second des essais, s’est permis le luxe de devancer Mahé et Payart en Course 2, avant de devoir passer par son stand suite à une crevaison. De leur côté, Bennet et Crowe connaissaient des fortunes diverses: une petite incursion par la pelouse bordant le circuit forçait Bennett à devoir se contenter de la 8e place alors que Crowe était contraint à l’abandon sur ennui mécanique.
De tous les pilotes britanniques, John Riley et Trevor Roberts se sont montrés les plus réguliers, accumulant autant de points que possible avant les deux prochaines épreuves qui pourraient leur être plus favorables. Découvrant un nouveau châssis, l’Allemand Peter Elkmann montait en puissance au fi l de l’épreuve, fi nissant le week-end sur la 3e marche du podium de la Course 2. Parmi les surprises de cette épreuve à Nogaro, on notera les bonnes premières participations en Championnat d’Europe de Lee Morgan (9e en Course 2) et Kevin Busby (11e en Course 1), ainsi que les débuts prometteurs des nouveaux moteurs DEA et VM. Homologué quelques jours plus tôt et sans aucun roulage, ni même aucun test au banc moteur avant ce rendez-vous français, le moteur italien DEA a fait preuve de fi abilité et d’un niveau de performances intéressant, au point que Mark Owens a pu se classer 6e de la Course 2.
Quant au moteur tchèque VM, il a permis à deux de ses trois pilotes de se hisser dans les points, soit parmi les 15 premiers. Entamé sur un mode majeur à Nogaro, le Championnat d’Europe se produira les 16-18 mai prochains en Allemagne, dans le cadre de l’épreuve du prestigieux DTM sur le circuit du Lausitzring.
Texte et Photo CIK FIA
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Le marathon de Marc Léon

Le Bisontin Marc Léon nous a promis une saison riche en challenges ambitieux. Il n’a pas menti. Après l’ouverture du championnat de France KF2 à Lyon lors du week-end de Pâques, il revient tout juste de Dijon où il a participé à la 2
ème manche du championnat de France de Superkart 250. Son programme se poursuit à Nogaro ce week-end avec la première épreuve du championnat d’Europe dans cette même discipline.
De Lyon en KF2…Sur le circuit de Saint-Laurent de Mûre près de Lyon, Marc a affronté les jeunes loups de la catégorie KF2 (125cc sans boite de vitesses), dont il avait eu un avant goût à l’occasion de la Winter Cup en février dernier. Samedi matin, il signe le 7ème chrono de son groupe, ce qui le met en confiance, d’autant qu’au cumul, il occupe le 9ème rang des 40 pilotes engagés. Malheureusement, alors qu’il évolue au milieu du peloton des 36 finalistes, il est déclassé pour avoir fait preuve d’un peu trop de fougue dans sa remontée.
Dimanche, ses chronos sont moins flamboyants mais il se rattrape en course en effectuant une demi-finale de toute beauté. Le pilote Kart Runner déploie tout son talent et s’offre un festival de dépassements qui lui ouvre les portes du Top 10 ! Auteur d’un bon départ en finale, il commet une faute d’inattention au bout de la ligne droite, quitte la piste et termine 21ème.
« Aujourd’hui, le KF2 est ce qui se fait de mieux à haut niveau en France. Je voulais voir si j’avais ma place dans cette catégorie et mes performances à Lyon m’ont prouvé que je ne devais pas avoir de complexe à affronter des pilotes beaucoup plus jeunes que moi. Bien sûr, j’ai encore beaucoup à apprendre, notamment dans les réglages avec les nouveaux pneumatiques, très sensibles à la moindre erreur dans le choix des pressions. Je souhaitais aussi découvrir le nouveau format du championnat de France, avec une finale le samedi et une le dimanche. Cette organisation m’a plu, surtout que j’ai pu participer à toutes les finales contrairement à d’autres qui n’ont pas passé le stade des demi-finales ! »
La prochaine manche aura lieu à Salbris les 12 et 13 avril prochains. L’objectif de Marc sera de terminer dans le Top 10.
…A Dijon en Superkart. Le Superkart 250 est une discipline pointue qui entraîne les pilotes à des vitesses pouvant atteindre 270 km/h sur des circuits comme celui de Dijon-Prenois, théâtre de la deuxième manche du championnat de France. Marc a réalisé une belle prestation en terminant 8ème puis 7ème d’un meeting marqué par de magnifiques passes d’armes en piste.
« En course 1, je me suis bagarré avec quatre autres pilotes pendant 12 des 14 tours. Nous n’avons pas arrêté de nous dépasser l’un l’autre, toujours proprement, arrivant à cinq de front au bout de la ligne droite. Mais en course 2, j’ai décidé de ne pas les attendre ! »
Marc est heureux de son résultat face à une concurrence très forte cette saison. L’objectif était aussi de se préparer pour l’Europe avec les nouvelles gommes Bridgestone 2008. « La première expérience à Albi ne s’était pas révélée satisfaisante. Sur une piste très bosselée, nous avons constaté que les pneus étaient dangereux, un accident assez violent a d’ailleurs confirmé l’avis de la majorité du plateau. Il fallait donc trouver des réglages appropriés afin de « dompter » ces pneus et de les rendre sûrs et compétitifs. Mais malgré le revêtement impeccable de Dijon, mais nous avons dû courir avec nos vieux pneus de 2007 ! A la demande des pilotes français inscrits à l’Europe, la CIK-FIA a finalement décidé de faire venir des Dunlop 2008 à Nogaro. Nous aurons trois séances d’essais libres le vendredi avant les courses pour trouver le bon compromis. »
Marc arrivera motivé dans le Gers ce week-end. « J’ai fait mes débuts en Superkart à Nogaro en 2006, c’est mon circuit fétiche et il me réussit bien. J’ai confiance pour ce championnat d’Europe. »
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60 superkarts à Nogaro

Cela devient une (excellente) habitude : la liste des engagés à la première épreuve du Championnat d’Europe CIK-FIA 2008 de Superkart affiche complet, avec 60 pilotes inscrits, de 10 nationalités différentes. Cette saison, le Championnat comportera trois manifestations, de deux courses chacune. La première épreuve se disputera en France, à Nogaro, ces 4-6 avril. La deuxième étape est prévue les 16-18 mai, en Allemagne, dans le cadre du prestigieux meeting de DTM sur le Lausitzring. La troisième et dernière épreuve se disputera les 1-3 août à Assen, aux Pays-Bas.
Champion d’Europe sortant, le Britannique Gavin Bennett remet son titre en jeu et s’attend à une opposition encore plus déterminée et plus affûtée qu’en 2007. Son dauphin de l’an dernier, Malcolm Crowe, sera à compter parmi ses principaux interlocuteurs, ainsi que les anciens Champions d’Europe que sont l’Anglais John Riley et le Français Damien Payart.
Très véloces l’an dernier, l’Allemand Peter Elkmann et le Britannique Lee Harpham seront deux autres prétendants aux victoires et au titre. Sur leurs terres, les Français Benjamin Mahé, Mane Vignjévic et Emmanuel Vinualès pourraient entamer leur campagne européenne sur une performance de choix. On notera encore le retour aux affaires du Britannique Trevor Roberts, Champion du Monde en 1995 à l’époque où la catégorie des Superkarts (alors appelés « Formule E ») comptait encore un véritable « Mondial », et les débuts de deux nouveaux moteurs bicylindres fraîchement approuvés par la CIK-FIA, le VM en provenance de Tchéquie et le DEA en provenance d’Italie.
Paul Armagnac. À Nogaro, la journée de vendredi sera consacrée aux essais libres (3 séances). Les deux sessions d’essais chronométrés se disputeront samedi, alors que les Courses 1 et 2 sont programmées dimanche.
Les classements de cette première étape du Championnat d’Europe CIK-FIA de Superkart sur le circuit Paul Armagnac à Nogaro seront publiés en direct et en cours d’épreuve sur le site internet de la CIK-FIA : www.cikfi a.com. A retrouver également sur ce blog en début de semaine prochaine.
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Le show et le froid

Sous la pluie, dans le froid, les Coupes de Pâques n’ont pas été un succès populaire. Malgré tout, l’effet Barthez jouant, la compétition a gagné en notoriété.
L’effet Barthez est facile à mesurer. Il représente une trentaine de secondes dans l’émission « Stade 2 », plus d’une minute dans « Tout le sport », des sujets dans « Auto-Moto » ou « Turbo » et plusieurs autres à venir sur des chaînes spécialisées. La simple sortie de route, dimanche sur l’asphalte gersois, du gardien de but champion du monde a été relatée dans des dizaines de journaux à travers l’hexagone. Tous citaient Nogaro, cette petite bourgade de 2_000 habitants et son circuit Paul-Armagnac, qui, en l’espace de quelques jours, a vu sa notoriété exploser. C’est bien simple : jamais les Coupes automobiles de Pâques n’avaient connu un tel succès médiatique.
« On a eu du spectacle, une belle compétition et puis… Fabien Barthez, confirme Caroline Diviès, directrice du circuit. Il a non seulement une aura incroyable, mais il a magnifiquement joué le jeu en restant disponible vis-à-vis des médias et des spectateurs. Et puis, il a du potentiel en matière de pilotage. »
Oui mais… Une réussite totale, sans accroc, cela aurait été trop beau finalement. Il y a toujours un « mais ». Et la mauvaise nouvelle est tombée du ciel. Un temps de chien a contrarié les plans des organisateurs et dissuadé le public de venir en masse admirer bolides et pilotes plus ou moins célèbres. Les chiffres sont révélateurs : 18 809 spectateurs contre 39 341 en 2007.
D’ordinaire, les spectateurs se ruent le dernier jour. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition automobile, le lundi pascal a connu une baisse de fréquentation par rapport au dimanche (-21 %). Dur… Les Coupes de Pâques, qui mobilisent plus de 400 personnes, ont pourtant un intérêt économique. Un exemple : la plupart des hôtels affichent complet dans un périmètre de 60 kilomètres.
Pour rentabiliser un budget conséquent de près de 350 000 euros, l’équipe organisatrice compte désormais sur les compétitions proposées tout au long de l’année. Le grand prix automnal GT FIA est notamment un rendez-vous attendu. D’autant que Fabien Barthez devrait s’y voir proposer une « monture ». Avec un peu de soleil sur son crâne, le deuxième effet Barthez pourrait être davantage porteur. Nogaro le souhaite vivement.
Texte JEAN-CHARLES GALIACY / Photo AFP
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